Le Canada et les Etats-Unis annoncent, en ce Jour de la Terre, la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).
Lors d’un sommet virtuel sur le climat organisé par le président Joe Biden, le premier ministre canadien, a déclaré que la Contribution déterminée au niveau national (CDN) de son pays passera de 40 % à 45 % par rapport au niveau de 2005 d’ici 2030 contre 36% précédemment fixée.

Cette annonce a suscité des réactions au sein des groupes environnementaux qui reprochent à Justin Trudeau de présenter une cible moins ambitieuse que « ce qu’exige la science du climat ».
Pour leur part, les Etats-Unis comptent rehausser leur cible de réduction d’émissions de 50 % à 52 % comparativement à l’objectif de 26 % à 28 % sous le mandat de Barak Obama.
À l’ouverture du sommet le président américain a appelé toutes les parties prenantes à agir ensemble pour faire face à la crise climatique : « Aucun pays ne peut résoudre cette crise à lui seule (…) et ce sommet est notre premier pas sur la voie d'un avenir sûr, prospère et durable », a-t-il déclaré.
Une quarantaine de pays les plus pollueurs ont pris part à cette rencontre de deux jours dont la Chine qui, sans annoncer une cible chiffrée, s’est engagée à réduire sa consommation de charbon d’ici 2030.
L’Union Européenne vise, quand à elle, une réduction de 55% par rapport au niveau de 1990 alors que le Royaume Uni se fixe un objectif de 68% de réduction de GES.
La veille de ce rendez-vous sur le climat, le Japon a promis de réduire ses émissions de 46 % à l’horizon 2030 par rapport à 2013.
Ce sommet marque le retour des Etats-Unis sur la scène climatique internationale après quatre années d’absence sous l’administration Trump qui s’est retiré de l’accord de Paris.