oecologia.info devient info.ecologias.ca









On étouffe sous la Mer d’Arabie

Jeudi 11 Octobre, 2018  07:27 |   Oecologi@ 



Le réchauffement des eaux et la pollution sur les côtes contribuent à la diminution de l’oxygène dans les océans. Il se crée ainsi ce que l’on appelle des « zones mortes ».

Il existe actuellement près de 500 zones mortes, dont la surface totale couvre plus de 245 000 km², selon l’UNESCO. La plus grande zone morte au monde se trouverait au large de la mer d’Arabie avec une superficie de 70 000 km2 qui tend à s’agrandir de façon alarmante.

Les « zones mortes » seraient des phénomènes naturels qui se produiraient entre 200 et 800 mètres de profondeur. Mais ce qui préoccupe les experts c’est que la zone morte en mer d'Arabie se situe entre 100 mètres et 1 500 mètres de profondeur.




L’extension de ces zones aquatiques hypoxiques (à faible teneur en oxygène) suscite l’inquiétude des chercheurs. Car, étant donné que « près de la moitié de l’oxygène sur notre planète vient de l’océan, », l’augmentation du nombre et la taille de ces « zones mortes », menace la survie des espèces marines. En effet, quand l’oxygène baisse dans les océans, les poissons, s’ils ne sont pas morts asphyxiés, ils ont tendance à quitter leur habitat en masse ce qui les expose aux prédateurs et à la pêche excessive.


English version


À long terme, cette situation serait préjudiciable pour les populations locales qui vivent des produits de la mer. D’après l’UNESCO, environ 540 millions de personnes dépendent de la pêche et de l’aquaculture, soit 8% de la population mondiale.

Outre la faune marine, les récifs coralliens pourraient également disparaître à cause d’un déficit en oxygène, ce qui pourrait avoir des conséquences sur l’industrie touristique de certains pays.

Pour améliorer la santé des océans, les scientifiques recommandent une réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’amélioration de la surveillance des taux d’oxygènes au niveau global, la protection des espèces marines les plus vulnérables contre les pollutions agricoles et le rejet de fertilisants.