
Environnement - L’industrie du tabac devrait passer à la caisse
La région de Bruxelles demande à l’industrie du tabac de payer quelques 200 000 euros pour la collecte des mégots de cigarettes jetés dans l’espace public. La région sollicite aussi la participation des cigarettiers au financement de futures actions « dans une logique de partenariat pérenne ».
En Belgique, 10 millions de mégots de cigarettes sont jetés chaque jour dont une grande partie se trouve dans les rues de la capitale.
Bien qu’ils se décomposent - il faut en moyenne 12 à 15 ans - les mégots de cigarettes sont des déchets non biodégradables qui contiennent des substances toxiques nocives aussi bien pour les êtres humains que pour la faune et la flore, essentiellement marines.
Des cigarettes écrasées envahissent le sol des villes, mais contrairement à ce que l’on peut croire, c’est dans les océans qu’on en trouve le plus. Des études ont révélé qu’en Europe, les mégots de cigarettes représentent jusqu’à 36% de tous les déchets collectés sur les plages.
Premier déchet au niveau mondial, chaque mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau. Des recherches ont montré qu’un mégot de cigarette trempé dans un litre d’eau pendant 48h peut tuer la plupart des poissons qui s’y trouvent.
La France veut également faire payer les industries du tabac pour financer le recyclage des quelques 30 milliards de mégots jetés chaque année. Les industriels auraient plutôt proposé d’ajouter sur les paquets de cigarettes l’inscription « jeter son mégot pollue » à côté « de fumer tue » et distribuer des cendriers de poche dans certains endroits comme les plages et les stations de ski. Mais le gouvernement qui voudrait appliquer le principe « pollueur-payeur » trouve ces propositions insuffisantes.













