
Valoriser l’huile d’argan pour sauvegarder l’espèce
Vidéo : GIZ
L’arganier est un arbre endémique du Maroc. On en trouve principalement dans le Sud-Ouest du pays. Ce patrimoine naturel marocain, reconnu par l’UNESCO en 1998 comme Réserve de Biosphère, est aujourd’hui en danger
Les forêts d’arganier (arganeraies) sont en régression à cause notamment de l’agriculture intensive, de l’urbanisation et surtout de leur surexploitation. Pour assurer la sauvegarde des arganeraies, des chercheurs ont appelé à la valorisation de l’huile d’argan.
“ La meilleure façon de sauver l’arganier est de faire en sorte qu’il rapporte davantage aux usagers. Ainsi, non seulement ces derniers protègeront les arbres qui restent, mais ils trouveront un intérêt à en replanter d’autres.(1)”
Une bonne huile d’argan est produite selon un procédé ancestral écologique. Les fruits de l’arganier sont séchés au soleil. Une fois secs, les fruits sont écrasés sur une pierre. L’enveloppe sèche est réservée pour nourrir les animaux, la coque du noyau sert de combustible et l’amande ainsi extraite est torréfiée dans un plat en terre puis moulue à la main dans un moulin en pierre.
Fabriquer de l’huile d’argan selon la méthode traditionnelle est toujours en vigueur, mais on assiste de plus en plus à la mécanisation d’une partie de la production pour pouvoir répondre à la forte demande au niveau local, national et international.
C’est le cas de la coopérative féminine Akkain Ouargane située à 15 km de la ville d’Agadir dont le rendement s’est amélioré grâce à la modernisation de son système d’extraction faisant grimpé le chiffre d’affaire de 50%. Le nombre d’adhérentes a aussi augmenté.
Cette coopérative, en plus de participer à l’émancipation de la femme rurale, contribue à la promotion du tourisme rural, solidaire et écologique de la région.













