
Maroc : les clefs du succès du programme de développement des énergies renouvelables
La Mobilisation du capital est l’un des défis majeurs dans la lutte contre le changement climatique. En effet, limiter les émissions de CO2 et soutenir le passage à un développement durable exige le déploiement d’importantes ressources financières. Or si les pays industrialisés ont les capacités de générer du financement climatique, il en est autrement pour les pays en développement où le secteur public ne peut pas, à lui seul, assumer ce fardeau. D’où l’importance de convaincre le secteur privé d’investir dans les activités sobres en carbone.
Pour ce faire, les décideurs doivent mettre en place des politiques incitatives et élaborer des réglementations servant à la promotion des énergies vertes. Ils doivent également utiliser de manière optimale l’argent public afin d’attirer les investissements privés.
Mustapha Bakkoury, président de l’Agence marocaine des énergies renouvelables (MASEN), nous rapproche de l’expérience marocaine en matière d’énergie solaire et des clefs de son succès. Il s’exprimait lors du sommet international sur le climat (One planet summit) qui s’est déroulé à Paris le 12 décembre 2017.
Le solaire accélère l’atteinte des objectifs marocains en matière d'énergies renouvelables
Comment financer les actions pour faire face au changement climatique ?
Afin d’accompagner le développement du secteur des énergies renouvelables, le Maroc a élaboré la loi n° 13-09 relative aux énergies renouvelables qui devrait agir en synergie avec la politique nationale. Cette loi intervient en vue de développer et d’adapter le secteur des énergies renouvelables aux évolutions technologiques futures et d’encourager les initiatives privées.
La loi prévoit aussi la mise en place d’un système financier et fiscal approprié et incitatif afin d’encourager le développement d’installations de production d’énergie à partir de sources d’énergies renouvelables.













