L'Invité
Climat/Financement : « les pays développés rechignent à venir à la table pour indiquer de manière claire comment cet argent sera mobilisé »,Tosi Mpanu Mpanu
À la conférence de Paris, les pays en développement (PVD) n’ont pas été satisfaits des engagements pris en matière de financement des mesures d’atténuation et d’adaptation. Ils ont jugé insuffisant les 100 milliards de $ annuels que les pays riches devraient mobiliser à l’horizon 2020. Ils comptent d’ailleurs soulever la question lors de la COP22 qui se tiendra à Marrakech en Novembre prochain. Les pays les plus vulnérables souhaitent que cette somme soit revue à la hausse.
Tosi Mpanu Mpanu, président des pays les moins avancés au sein de la CCNUCC, explique que ce montant n’est pas en adéquation avec les véritables besoins de l’adaptation.
«[…] dès 2009[…], c’est Mme Hillary Clinton qui a sorti ce chiffre de 100 milliards de dollars qui est un chiffre tout rond, qui est un chiffre qui sonne bien, mais qui n’est pas en adéquation avec les véritables besoins de l’adaptation »
Par ailleurs, plusieurs mécanismes peuvent aider les PVD à réaliser leurs objectifs climatiques. M. Mpanu précise que le Fonds vert est de loin le meilleur outil mis à la disposition de ces pays pour financer leurs programmes climatiques et créer un développement durable et résilient.
MDP est un mécanisme qui aide les pays industrialisés à atteindre leurs objectifs de réduction d'émissions de CO2, en investissant dans des projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les pays en voie de développement.

















