
Extinction Rebellion réclame des mesures de guerre
Mise à jour : Mardi 15 Octobre, 2019 20:54
Au terme de la Semaine de la rébellion mondiale, Extinction Rebellion Québec (XRQc) a organisé, le 13 octobre à Montréal, une action de sensibilisation et de mobilisation baptisée Die-in : Klimade. Les activistes ont feint la mort après avoir ingurgiter une boisson aux saveurs de déni, de désespoir et d’inaction. Cette initiative fait référence à la tragédie de Jonestown où, à l’instigation du pasteur américain Jim Jones, plus de 900 personnes se sont données la mort en buvant du jus de raisin de la marque Kool-Aid au cyanure.
L’objectif derrière cette initiative est de dissiper le blocage psychologique qui empêcherait les gens d’agir, précise Elza Kephart, membre du comité d’action à XRQc.
Par ailleurs, face à l’inaction des gouvernements, le mouvement réclame l’instauration de mesures de guerre afin d’accélérer la lutte contre le changement climatique.
Le groupe écologiste, qui prône la désobéissance civile, est connu pour ses coups d’éclat. Depuis le début de la semaine, les militants ont investi les grandes artères de plusieurs villes à travers le Canada. À Montréal, certains manifestants ont escaladé le pont Jacques-Cartier provoquant l’arrêt de la circulation et le mécontentement des automobilistes. Ce genre d’actions seraient nécessaires pour que les gens prennent conscience de l’urgence climatique, explique Mme Kephart.
Plusieurs dizaines de personnes ont répandu à l’appel à manifester : des adultes, mais aussi des jeunes. Solène est l’une de ces adolescents qui sont de plus en plus mobilisés pour la lutte contre le réchauffement de la planète et déterminés à utiliser tous les moyens de pression pour forcer leur gouvernement à agir rapidement et efficacement.
Le mouvement Extinction Rebellion Québec exige des gouvernements des actions pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2025, de dire la vérité sur la crise climatique, de stopper la destruction de la biodiversité. Il plaide aussi pour une justice climatique et la création d’assemblées citoyennes.













