
Amazonie : plus de 2200 nouveaux foyers d’incendie en 48 heures
Le Brésil connaît depuis le début de l’année une augmentation dramatique des feux de forêt. Durant ces dernières 48 heures, 2243 nouveaux foyers d’incendie ont été enregistrés. L’Institut national de recherche spatiale (INPE) a détecté 80 626 foyers au 25 août, soit une progression de 78% par rapport à 2018. Plus de la moitié de ces incendies (52.4%) touchent l’Amazonie.

La hausse de la température et la déforestation seraient la principale raison de l'augmentation du nombre d'incendies dans la plus vaste forêt tropicale de la planète et sanctuaire de biodiversité.
Plus d’un million de km² de terres indigènes ou d'aires protégées menacées
Une étude de l’INPE, publiée en juillet, montre que la conversion des forêts en terres agropastorales mal gérées pourrait entraîner une augmentation de plus de 70% de l’étendue des zones à forte probabilité d’incendies d’ici la fin du siècle.
Les résultats indiquent que plus d’un million de km² de terres indigènes ou d'aires protégées seraient davantage exposés aux risques d'incendies de forêt, menaçant à la fois les écosystèmes et les populations humaines dans ces zones.

Les feux de forêt produisent un milliard de tonnes de CO2 par an
Par ailleurs, pour faire face à la dégradation de la forêt causée par la multiplication des incendies liés au changement climatique, les auteurs appellent à une utilisation planifiée et durable des terres en Amazonie. Les scientifiques précisent que si la législation environnementale est respectée et si la déforestation est réduite à un taux annuel inférieur à 1 000 km² d'ici 2025, la progression des zones à forte probabilité d'incendie serait réduite de 90%. Ce qui diminuerait du même coup le taux des émissions de gaz à effet de serre.
Il faut savoir que « les feux de forêt pendant les années de sécheresse produisent à eux seuls des émissions annuelles équivalentes à un milliard de tonnes de CO2, ce qui correspond à plus de la moitié des émissions associées à la déforestation », explique Luiz Aragão, chercheur à l’INPE.













